Est-ce qu’une école est une entreprise ?

14

Ecoles-commerce.com ne fait aucun classement, mais propose une compilation de tous les classements des écoles de commerce publiés chaque année. Il y a des classements célèbres… nous savons combien ils comptent sur les candidats et les étudiants. Si nous devions résumer cet article dans une rangée, rappelez-vous une seule chose : il n’y a pas de notation des écoles de commerce arbitraires .

Ce que disent les élèves

Sur Internet, il y a beaucoup de discussions non objectives, et les élèves passent beaucoup de temps à débattre pour déterminer si une école et au-dessus ou au-dessous d’une autre école, soutenant les classements. Nous entendons tout en fonction de la personne que nous avons devant tout : « il y a des femmes parisiennes, et le reste en vaut la peine », « il y a le top 5, puis le reste » dira aux élèves des 5 meilleures écoles, mais aussi le moins bon (implicite après les 5 premiers, le classement ne vaut rien et mon école classé 30e vaut le 6ème…), ou « il y a le top 10, puis le reste » etc Ce phénomène s’explique par le fait que les étudiants s’identifient fortement à leur école et à leur classement : nous restons diplômés de son école tout au long de sa vie.

A découvrir également : Quel est le montant du supplément de revenu garanti ?

Avis d’entreprises, recruteurs et gestionnaires

Certaines entreprises utilisent des barres de recrutement avec une liste d’écoles et un salaire associé pour chacune d’entre elles. Cela est particulièrement vrai pour les postes juniors auprès de certaines grandes entreprises et plus particulièrement dans les secteurs les plus recherchés par les étudiants (luxe, conseil stratégique) : avec de nombreuses candidatures reçues, le nom d’une école peut être un critère de filtre entre autres. recevoir en interview. D’autre part, dans la grande majorité des cas, qu’il s’agisse de grandes entreprises ou de PME, les recruteurs connaissent les principales tendances (excellentes écoles, correct et mauvais), mais ne se souviennent pas de la classification exacte d’une école particulière ou les subtilités de tel ou tel classement. Comme le confirme une étude de Linkedin sur 16 000 DRH, la question « Pour le recrutement de cadres, faites-vous la distinction entre les différentes écoles de commerce ? « , la grande majorité des recruteurs estiment qu’ils ne font pas de distinction entre les écoles de commerce et ne se différencient pas dans l’embauche des salaires. Tous les programmes, les écoles et les élèves sont égaux, les gestionnaires recherchent principalement des compétences et des qualités humaines parmi les candidats, avec, cependant, le diplôme d’une école suffisamment connu pour avoir une indication sur sa qualité (sans avoir à chercher).

Méthodologie du classement et de leurs limites

Les classements permettent d’économiser un travail de comparaison difficile à faire seul, mais ils ont certaines limites que vous devez garder à l’esprit.

A lire aussi : Puis-je toucher ma retraite a l etranger ?

Comment les classements sont-ils effectués ? Basé sur quels critères ? Les classements ne sont pas officiels, il n’y a pas de classement vrai ou faux… ils ne sont que le reflet de l’opinion de leur (s) auteur (s). L’intérêt des magazines est d’offrir un classement différent des concurrents pour justifier leur propre classement (jouer sur la base des critères mesurés et la pondération attribuée aux critères), mais sans perturber les principales tendances pour rester crédible. Ainsi, chaque revue décide — à elle seule — des critères quantitatifs qui déterminent ce qui rend une école bonne ou non : nombre d’étudiants recrutés, enseignants permanents, enseignants étrangers, publications, étudiants envoyés sur des séjours internationaux, campus à l’étranger, montant de l’apprentissage fiscal facturé, etc. des critères utilisés (dont certains sont dénués de sens) ne fait pas une classification aussi pertinente : quel est le légitimité d’une revue pour définir les bons critères à prendre en compte, ou, inversement, ne pas les oublier, ou ajouter des critères non pertinents qui polluent les résultats ?

Fiabilité incertaine et informations invérifiables En mélangeant plusieurs critères, il est tout simplement impossible d’obtenir un classement sans une forte proportion de subjectivité, sinon comment expliquer qu’une école située à la 15ème place dans un classement peut être 8ème dans un magazine concurrent (ou parfois dans le même magazine, d’année en année..) ? Sans oublier que, pour atteindre le classement, une grande partie de l’information fournie par les écoles ou les élèves interrogés est biaisée : les juges et les partis, les écoles et leurs étudiants/diplômés savent très bien qu’en répondant assez favorablement aux sondages de magazines, votre école et votre diplôme en bénéficieront, ce qui les encourage naturellement à orienter positivement leurs réponses (dans satisfaction, niveau de salaire, etc.). Comme l’explique Patrick Fauconnier, fondateur du magazine Challenges, « est la foire des mensonges sur tout : salaires des diplômés, nombre d’enseignants, départs à l’étranger… Les seuls chiffres, j’en suis sûr, sont ceux des concours, notamment grâce aux statistiques SIGEM (dont le but est de répartir les candidats entre les écoles) ».

Ce sont les dernières écoles pauvres ? Les classements des Grandes Ecoles de Commerce pénalisent les « dernières » écoles, sont-elles vraiment mauvaises ? Si nous prenons le dernier et le premier des classements, évidemment la différence entre les deux écoles est grande, cependant, il ne faut pas oublier que le classement est limité à une quarantaine d’écoles, les plus respectables et assignant le Master, sur un total de 250-300 écoles de commerce en France. À titre de comparaison, il y a environ 200 écoles d’ingénieurs.

Cette école est-elle au-dessus ou au-dessous de cette autre école ? Une autre critique que nous pouvons faire contre les classements est la nécessité de placer systématiquement une école avant ou après l’autre, alors que la différence entre certaines écoles est totalement arbitraire et parfois mince… mais les lecteurs (à tort) se souviendront qu’il y a X lieux de différence entre 2 écoles. Un autre exemple, si nous prenons le fameux « top 10 », tout le monde (étudiants, entreprises, RH…) met les mêmes 10 écoles sur ce sommet ? Sans oublier que, par erreur, place la prochaine école (11), hors de ce groupe.