Prévenir la maladie de Parkinson grâce à des gestes simples

Le plus souvent, la cause de l’apparition de la maladie n’est pas connue. Certaines personnes ont été exposées à des substances toxiques, comme des pesticides qui favorisent l’apparition de Parkinson. D’autre part, il a été démontré que le tabac joue un rôle protecteur, bien que, bien sûr, ce n’est pas absolument conseillé. De plus, nous n’avons découvert aucun facteur toxique dans notre alimentation.Il existe également des formes génétiques de la maladie. Ils sont, cependant, rares.

Dépression : signe d’avertissement ou facteur de risque ?

Des facteurs prédisposants ont-ils été identifiés ? En particulier, nous avons mentionné l’impact de la dépression…

La situation se révèle complexe. Ce que l’on sait, c’est que la dépression et l’anxiété accompagnent fréquemment la maladie de Parkinson. Certains signes, dont la dépression, peuvent même précéder les troubles moteurs classiques de près de vingt ans. Reste cette question qui divise la communauté scientifique : la dépression ouvre-t-elle la voie à la maladie, ou annonce-t-elle simplement qu’elle progresse déjà dans l’ombre ?

Parkinson, agissant au lieu d’empêcher

Est-il possible d’agir comme prévention dans notre vie quotidienne pour prévenir la maladie de Parkinson ?

Prévenir l’arrivée de la maladie ou la freiner dans son élan : la réalité est moins rassurante qu’on aimerait. Lorsque les premiers symptômes moteurs se manifestent, près de 60 % des neurones producteurs de dopamine sont déjà partis en fumée. Renverser la vapeur à ce stade relève de l’impossible. Pourtant, tout n’est pas figé : une fois la maladie installée, le quotidien et l’état général peuvent réellement bénéficier de certaines habitudes.

La pratique d’une activité physique régulière, parfois même soutenue, marque une différence concrète. Bouger, c’est limiter la raideur, atténuer les douleurs, et conserver un minimum de mobilité. Mais ce n’est pas tout : l’exercice aide aussi à maintenir la confiance en soi, à rester acteur de sa vie malgré la maladie. À Lyon, l’Hôpital Universitaire et plusieurs cliniques privées de la région proposent des programmes de réadaptation intensifs, preuve que le mouvement a toute sa place dans la prise en charge.

Au-delà du corps, il y a le moral. Continuer à sortir, aller au cinéma, voir du monde : autant de gestes qui empêchent l’isolement, ce piège dans lequel tombent trop souvent les personnes atteintes de Parkinson. Voyager, changer d’air : rien ne doit être interdit, tant que les capacités le permettent.

Enfin, il subsiste parfois des informations erronées sur l’alimentation. Pour être clair : aucun régime spécifique n’a montré d’effet sur la maladie de Parkinson. L’essentiel reste de manger varié et équilibré, sans tomber dans la culpabilisation ni les recettes miracles.

À SAVOIR

Chaque année en France, 3 500 personnes décèdent des suites de la maladie de Parkinson. Pourtant, le taux de mortalité des personnes concernées ne diffère pas de celui observé dans la population générale. Le diagnostic bouleverse des trajectoires, mais il ne réduit pas, de lui-même, l’espérance de vie. Reste à vivre, pleinement, dans l’espace que la maladie n’occupe pas.

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